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Logo officiel du projet OpenStreetMap

 

Après avoir laissé de côté pendant quelques semaines, ma croisade contre le géant Google, je la reprends presque où j’en étais. Après avoir attaqué le moteur de recherche puis le service d’analyse d’audience du géant de Mountain View. Cette fois-ci, place à la cartographie avec la présentation d’OpenStreetMap, le concurrent open source de Google Maps.

Qui n’a jamais cherché la localisation d’un restaurant, d’un médecin ou d’une adresse inconnue. Pour cela rien de plus simple. Un petit tour sur Google et vous êtes sur de trouver l’API  qui répond à vos besoins : Google Maps. Mais ce n’est pas parce que c’est la plus utilisée que c’est forcément la meilleure. Mais est-ce que le Graal aurait des chances de se trouver dans l’open source ? Je vous réponds oui et son petit nom OpenStreetMap.

OpenStreetMap (OSM pour les intimes) est un projet qui, depuis 2004, a pour but de constituer une base de données géographiques libre du monde. Il permet également de créer des cartes sous licence libre, en utilisant le système GPS et d’autres données libres. Les données cartographiques collectées sont réutilisables sous licence libre ODbL (depuis le 12 septembre 2012).

À la manière de Wikipédia, tous les internautes naviguant dans le web peuvent contribuer à la création et à la numérisation de cartes. Des éditeurs permettent de réaliser en ligne des cartes en se basant sur un fond d’image satellitaire. Cependant, ces images satellitaires ne couvrent pas toujours en haute résolution l’ensemble du globe. C’est pourquoi il est possible d’introduire des données provenant de récepteurs GPS. Il suffit de réaliser un itinéraire et de positionner le récepteur GPS en mode enregistrement, puis de le restituer sur le serveur de données d’OpenStreetMap situé au Royaume-Uni et géré par la fondation OpenStreetMap.

Les avantages d’OSM par rapport à Google Maps sont nombreux

En plus de la précision des cartes, l’avantage majeur que tout le monde voit sur OSM est la gratuité d’accès à la totalité des cartes. Non seulement la gratuité d’accès, mais la gratuité de réutilisation, même pour des applications commerciales.

Un autre avantage, et non des moindres: des services comme Google Maps ne vous donnent accès qu’aux cartes raster (bitmap), alors qu’OSM vous donne accès à l’intégralité des couches vectorielles si vous le souhaitez. En prime, vous pouvez récupérer les noms des villes, des rues et points d’intérêt.

En tout cas, intégrer une carte OSM à votre site n’est pas plus compliqué qu’avec Google Maps: sur leur site, affichez la carte qui vous intéresse, cliquez sur “Exporter” > “HTML incorporable” et vous n’avez plus qu’à copier-coller le code HTML sur votre site.

Est-ce que l’hégémonie de Google Maps est remise en cause ?

Malheureusement pas pour l’instant. Rares sont les sites à utiliser OpenStreetMaps comme outil de visualisation cartographique. On peut par exemple, noter que Foursquare utilise les cartes produites par OSM.

On peut noter l’apparition de Map Box qui utilise un ensemble de technologies et d’outils cartographiques qui repose en très grande partie sur le logiciel libre et sur les données d’OpenStreetMap et qui a le vent en poupe depuis quelques mois, étant assez design et visuel.

Les projets se multiplient pour OSM comme par exemple le développement d’OpenStreetView qui a pour but de photographier les rues du monde entier. Des applications iOS et Android ont été créées pour faciliter la tâche. Vous pouvez ainsi transformer votre voiture en Google Car low-cost en plaçant votre smartphone face au pare-brise.

 

N.B. : pour ceux que ça intéresse, si vous voulez voir ce que donnent les modifications en direct qui ont lieu sur OSM.

Sources / références :

Site officiel d’OpenStreetMap

Portail de la communauté francophone OpenStreetMap

Google Maps

Article OpenStreetMap sur Wikipedia

Article “OpenStreetMap relance son projet OpenStreetView avec des apps mobiles” sur IGEN.fr

Chriskelso